Avocat pour analyser un contrat de travail espagnol avant signature

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Faire analyser votre contrat de travail espagnol par un avocat

Vous êtes sur le point d’accepter une offre d’emploi en Espagne ? Félicitations ! 🎉

Cependant, avant de signer votre engagement, il est crucial de comprendre les implications de votre futur contrat de travail espagnol.

Le droit du travail espagnol, bien qu’il présente certaines similitudes avec le système français, comporte des spécificités qui peuvent impacter vos droits, votre rémunération et votre stabilité professionnelle.

C’est pourquoi il est fortement recommandé de faire analyser un contrat espagnol par un avocat en droit du travail spécialisé.

Pourquoi faire vérifier votre contrat par un avocat ?

Signer un contrat de travail espagnol sans en maîtriser les subtilités expose à des risques juridiques et financiers. Ce document encadre l’ensemble de votre relation avec l’employeur : rémunération, horaires, licenciement, primes, obligations, etc.

Le droit espagnol repose sur l’Estatuto de los Trabajadores et sur des convenios colectivos (conventions collectives) propres à chaque secteur. Ces textes sont techniques, parfois contradictoires, et nécessitent une interprétation précise.

Un avocat en droit du travail identifie les clauses abusives, les omissions préjudiciables ou les points à négocier. Cet accompagnement vous protège contre les litiges futurs et vous assure une base contractuelle solide dès votre arrivée en Espagne.

Les clauses essentielles à vérifier

Type de contrat et période d’essai

Le type de contrat de travail détermine votre niveau de protection :

  • Contrat Indefinido (CDI) : contrat à durée indéterminée, offrant la plus grande sécurité. Il doit être clairement qualifié comme tel pour éviter toute ambiguïté.
  • Contrat Temporal (CDD) : strictement encadré. Il ne peut être justifié que par un motif légal (remplacement, activité saisonnière, etc.). Une erreur peut entraîner une requalification en CDI.
  • Contrato Fijo Discontinuo : contrat à durée indéterminée avec périodes d’inactivité, courant dans le tourisme ou l’agriculture. Les droits pendant les interruptions doivent être précisés.

La période d’essai en Espagne est limitée à deux mois pour les non-cadres et six mois pour les cadres. Elle doit être exprimée en jours ouvrés et respecter les dispositions du convenio colectivo applicable.

Rémunération et avantages sociaux

En Espagne, la rémunération suit souvent le modèle des quatorze paies annuelles : 12 mensualités + 2 primes (juin et décembre). Ces pagas extraordinarias sont légales, mais leur montant peut être réparti mensuellement.

Votre avocat vérifiera que votre salaire respecte :

  • Le salaire minimum interprofessionnel (1 260 €/mois en 2025),
  • Les minima du convenio colectivo de votre secteur,
  • La transparence des avantages (voiture, logement, tickets, etc.).

Clauses de non-concurrence et mobilité

La clause de non-concurrence post-contractuelle est courante, mais pour être valable, elle doit :

  • Être limitée dans le temps (maximum deux ans pour les cadres),
  • Être justifiée par un intérêt légitime de l’entreprise,
  • Donner lieu à une compensation économique mensuelle.

Les clauses de mobilité géographique ou de mobilité fonctionnelle peuvent modifier votre lieu de travail ou vos fonctions. Leur portée doit être examinée avec soin pour éviter les abus.

Différences majeures avec le droit du travail français

Plusieurs distinctions importantes :

  • Durée du travail : 40 heures hebdomadaires en Espagne (contre 35 en France),
  • Congés payés : 22 jours ouvrables (soit 30 jours calendaires) minimum,
  • Importance des convenios colectivos : ils priment sur la loi lorsqu’ils sont plus favorables,
  • Licenciement en Espagne : indemnités, procédures et motifs diffèrent sensiblement.

Pour approfondir, consultez notre guide sur le droit du travail et le recrutement en Espagne.

Négociation des termes du contrat

Un contrat de travail espagnol n’est pas figé. Avec l’aide d’un avocat en droit du travail, vous pouvez négocier :

  • Votre rémunération brute et nette,
  • La durée de la période d’essai,
  • Les primes variables,
  • Les conditions de télétravail,
  • Les clauses restrictives.

Ne sous-estimez pas cette étape : elle détermine la qualité de votre vie professionnelle en Espagne.

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Notre cabinet, Delaguía & Luzón, spécialisé en droit social franco-espagnol, vous propose une analyse rapide, claire et fiable de votre contrat avant signature.

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  • Expertise reconnue par l’Ambassade de France en Espagne,
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Foire Aux Questions (FAQ)

1. Est-il obligatoire de faire analyser mon contrat de travail espagnol par un avocat ?

Non, ce n’est pas obligatoire, mais c’est fortement conseillé. Seul un avocat en droit du travail peut vous garantir que vos droits sont pleinement respectés selon la législation espagnole.

2. Quels documents dois-je fournir pour l’analyse ?

Envoyez-nous le projet de contrat de travail espagnol, l’offre d’emploi, et si possible, le nom du convenio colectivo applicable. Toute information complémentaire (poste, secteur, localisation) est utile.

3. Combien de temps prend l’analyse d’un contrat ?

Entre 24 et 72 heures en urgence, ou 3 à 5 jours pour une analyse approfondie. Anticipez cette étape : ne signez jamais sous la pression du temps.

4. Un avocat peut-il m’aider à négocier mon salaire ?

Oui. Un avocat en droit du travail vous conseille sur les marges de négociation, rédige vos demandes, et peut même intervenir directement auprès de l’employeur pour des points techniques (structure de paie, avantages fiscaux, etc.).

5. Quelles sont les différences clés entre un CDI français et un Contrato Indefinido ?

Au-delà de la similitude de principe (durée indéterminée), les différences portent sur la durée du travail (40 h en Espagne), la structure des paies (14 paies), l’importance des convenios colectivos, et les règles de licenciement en Espagne, moins protectrices en pratique.

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